La Providence accompagne au jour le jour les enfants, les jeunes et les éducateurs de Ndako ya Biso.

F.F., un garçon de 16 ans, né avec un pied bot, tout à fait tordu. Envoyé par sa maman chez une tante à Kinshasa, il a été mail accueilli et chassé dans la rue. Il a été accueilli au centre. Il nous paraissait triste chaque jour et, et plutôt que de jouer avec ses amis, il restait dans son coin.
Après avoir expliqué à la famille que l’enfant n’avait aucun esprit de sorcellerie en lui, ils ont accepté son retour, et nous l’avons placé en 4° année secondaire, section scientifique.
Il a été conduit à l’hôpital de Monkole pour voir s’il était possible d’opérer son pied, mais le médecin nous a dit qu’il n’était normalement plus possible d’opérer un pied bot après douze ans, les os devenant trop durs. Alors, l’enfant a simplement repris sa vie en famille et dans son école.
Et voilà que trois mois plus tard, le médecin, qui ne nous a pas oubliés, nous rappelle en nous disant qu’un confrère est venu de l’étranger et qu’ils vont pouvoir l’opérer. Quelle bonne surprise ! Le garçon a été opéré et a eu sa jambe trois mois dans le plâtre. Cette semaine, on a pu enlever le plâtre, et le voilà qui marche bien tout seul avec une jambe toute droite et non plus tordue, quelle joie pour chacun de nous ! Toute son école l’a applaudi !

Autre résurrection : E., jeune fille de 16 ans avec 1 garçon de 2 ans, était dans un état d’amaigrissement très avancé : la peau sur les os, un bandage sale sur les deux jambes et une très grande difficulté de locomotion. Elle a été transférée en urgence au centre hospitalier Monkole. Elle demandait qu’on l’aide à mourir !!!
Après 15 jours d’hôpital, elle pèse 27 kilos et sa famille ne veut pas la reprendre et elle ne peut pas vivre -survivre ! – seule. Qu’à cela ne tienne, le centre des filles se mue en nursery et la maman et son enfant y sont accueillis.
La fille n’est jamais allée à l’école, elle n’a pas appris de métier. Un programme d’alphabétisation pour elle est élaboré et doit commencer. Elle veut ensuite apprendre l’esthétique et la coiffure.
Le garçon a atteint ses 2 ans le 18 avril. Étant donné que chaque année nous fêtons Pâques avec tous les enfants dans nos centres, nous avons décidé de fêter ensemble S.l, son fils. Nous avons acheté un gâteau d’anniversaire et tous les enfants ont chanté un bon anniversaire pour le petit Samuel qui a déjà bien récupéré son poids. Pour la maman c’était le premier vrai anniversaire du garçon et elle était très heureuse, même si elle reste encore maigre et fragile.
